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Des ex-responsables de la sécurité demandent à Nétanyahou de qualifier les extrémistes de terroristes
Politiqueby SharePlus AI

Des ex-responsables de la sécurité demandent à Nétanyahou de qualifier les extrémistes de terroristes

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Source originale:ynet.co.il

Points clés

  • D'anciens chefs de la sécurité demandent de qualifier les extrémistes de terroristes.
  • Les signataires incluent d'ex-dirigeants du Mossad, du Shin Bet et de l'armée.
  • La lettre dénonce l'impunité, la violence croissante et un laxisme politique partiel.
  • Les auteurs avertissent que l'inaction de l'État met en péril la sécurité d'Israël.

Le paysage politique et sécuritaire en Israël est secoué par un appel formel émanant de plusieurs figures majeures de l'appareil de défense du pays. Des personnalités telles que l'ancien ministre de la Défense et chef d'état-major Moshe Ya'alon, l'ex-directeur du Mossad Tamir Pardo, l'ancien chef du Shin Bet Ami Ayalon et l'ancien commissaire de police Moshe Karadi ont adressé un courrier direct au Premier ministre Benjamin Nétanyahou. Représentant le mouvement « Commandants pour la sécurité d'Israël », ces vétérans estiment que le gouvernement doit agir fermement pour contrer la montée des violences menées par des radicaux en Cisjordanie.

Cette initiative intervient dans un contexte de préoccupation croissante face à l'intensification des agressions, des actes de harcèlement et des destructions de biens ciblant les communautés palestiniennes depuis 2023. Les signataires affirment que l'appareil sécuritaire officiel – qu'il s'agisse de l'armée, de la police ou du service de renseignement intérieur – ne parvient pas à apporter une réponse adéquate, créant un climat d'impunité qui enhardit les fauteurs de troubles.

Le document détaille les méthodes employées par ces éléments radicaux, notamment les incendies criminels, les attaques contre le bétail, la destruction de ressources agricoles telles que les groves d'oliviers, et les campagnes d'intimidation visant à chasser les populations locales de leurs terres. En outre, les auteurs expriment leur profonde inquiétude face aux complicités structurelles, soulignant que certains ministres et figures influentes fournissent un soutien politique, ferment les yeux ou permettent même des flux de financement pour ces implantations sauvages.

Au-delà des répercussions humanitaires immédiates, les auteurs insistent sur les lourdes conséquences stratégiques pour l'État d'Israël. Ils avertissent que l'impunité de la violence extrémiste érode les valeurs démocratiques du pays, nuit à sa légitimité internationale et engendre de graves risques pour la sécurité intérieure à l'intérieur même des frontières. La lettre exige que le gouvernement utilise ses prérogatives légales pour démanteler ces réseaux, couper les vivres financiers et traduire les coupables en justice.

En conclusion, cet avertissement sévère émis par ceux qui ont dirigé par le passé la sécurité nationale cherche à accentuer la pression sur le leadership politique à l'approche des élections. En qualifiant les agissements des extrémistes de menace existentielle pour le tissu social et la sécurité du pays, ces anciens commandants appellent à un changement radical de cap dans l'application de la loi.

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