Crise de la sécurité routière en Israël : Un enjeu électoral ignoré
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Source originale:ynet.co.il
Points clés
- 363 décès en 2026, une hausse de 29 % par rapport à 2019.
- Israël a été suspendu des indices de sécurité européens.
- De nombreux partis politiques n'ont pas de programme électoral.
- Seuls quelques partis proposent des plans mesurables pour réduire la mortalité.
Alors que les électeurs israéliens se préparent à se rendre aux urnes, le débat national est dominé par la sécurité et l'économie, laissant de côté l'une des menaces les plus meurtrières pour les citoyens : l'état des routes. Avec 363 personnes décédées dans des accidents de la route depuis le début de l'année 2026, la situation a atteint un point critique. Pendant des années, les décès sur la route ont été traités comme une tragédie inévitable, les responsables blâmant le 'facteur humain' tout en évitant les changements systémiques.
L'échec institutionnel est évident dans le sous-financement de l'Autorité nationale de la sécurité routière. Même lorsqu'un plan national a été approuvé, il n'a été financé que pour une seule des cinq années prévues, et une grande partie du budget reste bloquée au ministère des Transports. Ce contraste est frappant par rapport à l'Union européenne, qui a rapporté une baisse de 15 % des décès sur la route entre 2019 et 2025, tandis qu'Israël a connu une augmentation de 29 %. La situation est si grave que le Conseil européen de la sécurité routière (ETSC) a suspendu l'autorité israélienne de son indice de performance, citant le non-respect des normes de base de protection humaine.
À l'approche des élections, l'organisation 'Or Yarok' a analysé les programmes des partis. Les résultats sont décourageants : des partis comme le Likoud, Otzma Yehudit, le Shas et le Judaïsme unifié de la Torah n'ont même pas publié de programme. D'autres, comme le Sionisme religieux et Yisrael Beiteinu, ont omis la sécurité routière bien que leurs dirigeants aient occupé le ministère des Transports. Seuls quelques partis en ont fait une priorité. Le parti 'Démocrates' propose un plan quinquennal pour réduire les décès de 50 %. Le parti 'Beyachad' préconise des infrastructures plus sûres et des technologies de sauvetage, tandis que 'Yashar!' se concentre sur l'application de la loi et la régulation des véhicules électriques. La question est de savoir si le prochain gouvernement prendra des mesures réelles ou continuera de laisser le nombre de morts augmenter.
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