La Cour suprême américaine rejette l'appel du planificateur du 11-Septembre
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Source originale:bbc.co.uk
Points clés
- La Cour suprême américaine refuse de se saisir de l'appel du principal accusé du 11-Septembre.
- La décision validant l'annulation de l'accord de plaidoyer reste pleinement en vigueur.
- L'ancien secrétaire à la Défense Lloyd Austin avait révoqué ces accords en 2024.
- La peine de mort reste une issue judiciaire possible pour les accusés.
Le long feuilleton judiciaire entourant les poursuites contre les principaux détenus de Guantánamo a franchi une étape décisive lorsque la Cour suprême des États-Unis a rejeté l'appel concernant les accords de plaider-coupable des accusés du 11 septembre. Ce refus laisse intacte la décision d'une cour d'appel fédérale qui avait validé l'autorité du pouvoir exécutif de révoquer des accords conclus par les autorités militaires. Au cœur de cette affaire se trouve Khalid Sheikh Mohammed, considéré universellement comme le principal architecte des attaques terroristes qui ont bouleversé la sécurité internationale et redéfini les politiques de renseignement à travers le monde.
Le litige juridique découle de négociations entamées pour clore des années de contentieux complexes devant les commissions militaires. Selon les termes initiaux de l'accord, les accusés devaient plaider coupable en échange d'une peine de réclusion à perpétuité, écartant ainsi la sentence capitale. Les partisans de cet arrangement soutenaient qu'il permettrait d'offrir une forme de conclusion aux familles des victimes, en évitant des décennies de procédures interminables qui ont bloqué les procès à Guantánamo.
Cependant, le climat politique a basculé lorsque l'administration militaire et politique est intervenue. En 2024, le secrétaire à la Défense de l'époque, Lloyd Austin, a annulé les accords quelques jours seulement après leur annonce publique, estimant qu'une décision d'une telle portée morale nécessitait un examen et un consensus politique élargis. Ce revirement a immédiatement suscité des contestations de la part des avocats de la défense, qui ont fait valoir que le gouvernement était lié par des accords signés en bonne et due forme.
Les tribunaux inférieurs ont toutefois donné raison au gouvernement, concluant que le secrétaire à la Défense disposait de la prérogative discrétionnaire de révoquer ces arrangements avant leur mise en œuvre finale. En refusant d'accorder le certiorari, la Cour suprême ferme cette voie de recours, renvoyant l'affaire devant les commissions militaires où la peine de mort demeure une option juridique bien réelle et active.
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