
KJ Apa se confie sur son rôle de Jimmy Stewart et sur son combat contre l'addiction
Points clés
- KJ Apa incarne la légende du cinéma Jimmy Stewart dans le film biographique "Jimmy".
- Le long-métrage explore la carrière de Stewart et son engagement militaire durant la Seconde Guerre mondiale.
- Le tournage de "La vie est belle" a fonctionné comme un exutoire thérapeutique pour l'acteur.
- Apa évoque publiquement son combat contre l'addiction et son parcours de guérison.
Lorsque l'acteur KJ Apa a été contacté pour incarner le légendaire acteur hollywoodien Jimmy Stewart dans le film biographique "Jimmy", il admet avoir ressenti une immense appréhension. Principalement connu pour son rôle marquant d'Archie dans la série dramatique à succès de la CW "Riverdale", Apa s'est d'abord demandé s'il était réellement taillé pour ce rôle exigeant. Il se souvient avoir revisionné le classique de Noël "La vie est belle" tout en se demandant comment il parviendrait à relever un tel défi, notant qu'il ne ressemblait en rien à Stewart, ni physiquement, ni vocalement, ni par sa taille. Cependant, au fil du visionnage, il a acquis la certitude que cette opportunité était trop importante pour être refusée.
Réalisé par Aaron Burns, le long-métrage "Jimmy" retrace la trajectoire fascinante de l'acteur, en s'attardant sur son ascension fulgurante à Hollywood ainsi que sur son service militaire héroïque pendant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir décroché un Oscar pour "Indiscrétions" en 1941, Stewart avait choisi de ne pas user de son statut de célébrité pour échapper à la conscription. Au contraire, il s'était engagé volontairement, effectuant vingt missions de combat périlleuses au-dessus de l'Europe et s'élevant jusqu'au grade de colonel. Cette période de sa vie a profondément forgé sa personnalité et transformé sa vision de l'industrie cinématographique.
À son retour aux États-Unis à la fin du conflit, Stewart a toutefois constaté que Hollywood avait bien changé et semblait l'avoir oublié. Confronté au manque de propositions, il a sérieusement envisage de quitter Los Angeles pour retourner dans sa ville natale en Pennsylvanie afin de travailler dans la quincaillerie familiale. Heureusement, le réalisateur Frank Capra est intervenu en lui offrant le premier rôle de George Bailey dans le chef-d'œuvre de 1946, "La vie est belle". Apa, qui s'apprête à recevoir un prix spécial au Festival du film de Newport Beach, a souligné les résonances profondes entre la situation de l'acteur et celle de son personnage.
Selon Apa, Frank Capra a confié ce scénario à Stewart à un moment où celui-ci traversait des tourments émotionnels très proches de ceux de George Bailey. L'acteur suggère que ce tournage a agi comme une véritable thérapie pour Stewart, lui permettant de canaliser ses traumatismes de guerre et de relancer sa carrière. Les échanges qu'a eus Apa avec la fille de Stewart, Kelly, lui ont également offert un éclairage précieux sur le coût psychologique que la guerre a représenté pour le comédien, l'aidant à aborder son propre rôle avec une authenticité remarquable.
Au-delà de sa préparation artistique rigoureuse, Apa a profité de l'entretien pour s'exprimer sans filtre sur sa vie privée, évoquant ses anciennes luttes contre l'addiction et son cheminement vers la sobriété. L'acteur insiste sur le fait que cette période difficile fait désormais partie intégrante de qui il est. En se livrant avec autant de sincérité, il espère inspirer son public tout en consolidant sa réputation de comédien polyvalent, capable d'aborder des registres dramatiques profonds.
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